La nouvelle banque de développement des BRICS

Nouvelles: Les organisations de la société civile expriment leur profonde inquiétude face à la Nouvelle banque de développement des BRICS

Avril 12, 2016: Alors que des ministres du gouvernement du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine et de l’Afrique du Sud se réunissent à Washington DC pour la troisième réunion du conseil des gouverneurs de la Nouvelle banque de développement (NDB par acronyme anglais) le 13 et 14 avril, les organisations de la société civile dans les pays BRICS ont lancé un appel à leurs gouvernements et à la direction de la NDB pour que ces derniers fonctionnent de manière transparente et pour qu’ils s’engagent avec les organisations de la société civile pour développer des normes sociales et environnementales acceptables. Lisez le communiqué en anglais.
La Nouvelle banque de développement des BRICS

En 2014, le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, connus sous le nom de BRICS, ont annoncé la création de la Nouvelle Banque de développement (NBD) et d‘un fond de réserve monétaire (FRM)Les gouvernements des BRICS ont promu la NBD comme une alternative à la Banque mondiale et la FRM comme une alternative au Fonds monétaire international, deux organismes qui ont traditionnellement été contrôlés par les États-Unis, l’Europe et le Japon. La mission déclarée de la NBD est de financer les infrastructures et le développement durable dans les marchés émergents et les pays en développement.

Avec un capital autorisé initial de 100 milliards de dollars, la NBD sera un acteur décisif du financement à l’échelon mondial. Beaucoup au sein de la société civile suivent de près l’évolution de la NBD afin de voir si elle promouvra un type de développement différent, qui contribue au bien-être social et environnemental des communautés et des pays du Sud, où elle perpétuera un modèle qui n’a pas réussi à instaurer un développement réel. L’accord international établissant la NBD déclare que la banque doit être transparente dans ses activités et que des règles seront élaborées concernant l’accès à l’information. À ce jour, la NBD n’a formulé aucune mesure de sauvegarde sociale ou environnementale, d’exigences en matière de transparence ou de mécanismes de responsabilité.

La NBD aura son siège à Shanghai, et un bureau régional en Afrique du Sud. La gouvernance sera partagée entre les pays BRICS : le premier Président du Conseil des Gouverneurs viendra de Russie, le Président du Conseil d’administration du Brésil, et l’Inde se verra attribuer la première Présidence. Actuellement, les pays BRICS suivent le processus de ratification nationale de l’accord établissant la NBD. Malheureusement, il y a un manque de transparence au niveau des éléments que comporte ce processus de ratification dans chaque pays. La Coalition pour les droits humains dans le développement travaille de concert avec ses membres et ses partenaires dans les pays BRICS afin d’effectuer un suivi de la ratification de l’accord BRICS. Les parlements nationaux et la société civile auront-ils la possibilité de participer à un dialogue ouvert et transparent sur la façon dont leurs pays s’engageront auprès de la NBD, le type de développement que ses financements soutiendront, et les modalités de financement ?

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